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Evolution du PIB au Mali
Le contexte macro économique
La structure de l’économie malienne est marquée par la prédominance des secteurs primaire (36% du produit intérieur brut) et tertiaire (35.6% du PIB). En 2010, le taux de croissance du PIB réel s’est maintenu au même niveau qu’en 2009 : 4,5%. Cette croissance a été notamment par les sous-secteurs de l’agriculture vivrière et des transports et télécommunications qui ont contribué pour un tiers de la croissance du produit intérieur brut (PIB) réel, ainsi que par les sous-secteurs de l’élevage et du commerce.
Les cultures d’exportation, y compris le coton, ont connu une forte croissance en 2010 (11.4%) mais continuent d’avoir une contribution marginale à la croissance à cause de leur faible poids dans le PIB (2.6%). En revanche, la forte contraction des activités minières (-16.2%) notamment de production aurifère a occasionné une perte de 1.1 point de pourcentage de croissance du PIB réel en 2010.
La crise post-électorale en Côte d’Ivoire, qui s’est déclenchée en décembre 2010, a entraîné un ralentissement de l’activité économique et une poussée des pressions inflationnistes au Mali. En prenant en compte les effets de cette crise, le taux de croissance projeté pour 2011 devrait se situer à 5.4% sous réserve de bonnes conditions de la campagne agricole, d’un rebond de la production aurifère et d’une augmentation des cours de l’or et du coton.
Les pays émergents, nouveaux partenaires du Mali
L’aide publique au développement a représenté près de 10 % du PIB en 2009, soit 45 % du budget de l’État.
Le pays a renforcé ses relations avec les partenaires émergents. La Chine y occupe une place de choix, et la coopération sino-malienne concerne pratiquement tous les domaines de la vie économique, sociale et culturelle. L’Inde, la Russie, le Brésil, le Venezuela, la Malaisie et la Libye ont également intensifié leurs relations commerciales et économiques avec le Mali, notamment dans les secteurs agro-industriel, chimique et du bâtiment.
Néanmoins, le Mali compte renforcer son partenariat avec les pays émergents. Il vise en particulier le secteur de l’agriculture, afin de devenir la puissance agropastorale qu’il ambitionne d’être dans la sous-région. Le gouvernement a ainsi aménagé des zones économiques spéciales, notamment dans la zone de l’Office du Niger, pour attirer les investissements des pays émergents. La Chine et la Libye ont déjà commencé à investir pour la production du riz, le Venezuela, le Brésil et l’Inde se montrent intéressés.
Le développement du secteur privé
Le Mali a progressé dans le rapport Doing Business 2011 passant du 155e rang au 153e sur 183 pays.Malgré ces progrès, il reste encore des efforts à fournir pour assainir le climat des affaires, en particulier pour l’obtention des prêts et la protection des investisseurs.
L’enclavement géographique du Mali est accentué par l’insuffisance des infrastructures socioéconomiques de base : transport, énergie, télécommunications, eau et assainissement. Ces faiblesses continuent d’entraver la compétitivité de l’économie et les conditions de vie des populations, même si des progrès significatifs ont été réalisés ces dernières années.
Le Mali, une situation stratégique au coeur de l'UEMOA
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