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L'économie du Mali

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Evolution du PIB au Mali

Evolution PIB Mali

Le contexte macro économique

La structure de l’économie malienne est marquée par la prédominance des secteurs primaire (36% du produit intérieur brut) et tertiaire (35.6% du PIB).

Le taux de croissance réelle du PIB était estimé à 1,1 % en 2011, soutenu principalement par la progression du secteur secondaire (8.3 %) et du tertiaire (3.8 %), tandis que le secteur primaire a enregistré une croissance négative (-5,8%). La chute de la production agricole, principalement de la production vivrière (-16%), qui représente presque un quart du PIB, en particulier de la production de riz (-25%). A cette baisse due à l’irrégularité des pluies et à leur mauvaise répartition dans le temps et l’espace, est venue s’ajouter la conjonction de chocs externes: la crise post électorale en Côte d’Ivoire, la guerre en Libye et le renchérissement des prix des hydrocarbures et des produits alimentaires.

En 2011, la croissance du PIB a été soutenue, d’abord, par la production de coton et le commerce, ensuite, par les industries textiles et agroalimentaires, les transports, les télécommunications et l’élevage. Du côté de la demande, la consommation et les exportations de coton et d’or ont tiré la croissance.

En 2012, malgré le coup d'état, la croissance devrait atteindre 6.9 % en 2012 et 5.2 % en 2013, à condition que la campagne agricole se passe dans de bonnes conditions, que les cours de l’or et du coton augmentent et que les échanges avec la Côte d’Ivoire se renforcent. Les incertitudes pesant sur les prévisions pour 2012 relèvent surtout de l’évolution de la situation politique consécutive au coup d’État et aux violences ayant marqué les premiers mois de 2012.

La forte pression démographique et l’instabilité politique pourraient toutefois influer négativement sur les indicateurs socioéconomiques du pays.

La politique budgétaire

Le gouvernement malien a adopté en décembre 2011 un nouveau Cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté pour la période 2012, avec pour objectif de « faire du Mali un pays émergent et une puissance agricole dotée d’une bonne qualité de vie pour les populations, hommes et femmes ».

Par ailleurs, la mise en œuvre de la politique macroéconomique a été globalement satisfaisante en 2011. Le conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé en décembre 2011 la septième revue du programme du Mali appuyé par la Facilité élargie de crédit (FEC), sanctionnée par un décaissement de 6 millions de droits de tirages spéciaux (DTS) et l’adoption d’un nouvel accord triennal au titre de la FEC.

Dans le cadre de la politique de convergence économique de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (UEMOA) le Mali a respecté en 2011 quatre critères de convergence sur huit, dont trois critères de premier rang : le taux d’inflation annuel moyen ; l’encours de la dette publique rapporté au PIB ; la variation des arriérés de paiement intérieur et extérieur ; les investissements financés par des ressources internes rapportés aux recettes fiscale.

Le déficit budgétaire s’est amélioré en 2011 à 1,0 % du PIB grâce aux bonnes rentrées fiscales, à la maîtrise des dépenses salariales et à la sous-exécution des autres dépenses courantes et des dépenses en capital sur financement intérieur. Une dégradation du déficit est attendue en 2012 en raison des coûts liés aux élections et à la gestion de la crise au nord du pays. Il se situerait à 3,7 % du PIB en 2012 et 3,5 % en 2013.

Toutefois, le taux de pression fiscale (14.8 % du PIB en 2011) en dessous du seuil communautaire de l’UEMOA fixé à 17%, n’a progressé que de 0,2 %.

Pays frontaliers Mali

Le taux d’inflation a augmenté en 2011 de 3 % en raison de la hausse des prix des produits céréaliers occasionnée par la baisse de la production agricole, l’augmentation des coûts des transports imputables à la crise ivoirienne et la hausse des cours des produits pétroliers. Ce taux devrait se maintenir à des niveaux proches de 3 % en 2012

Pays BRICS

Les pays du BRICS: Brésil, Russie, Inde, Chine, Afrique du Sud

Les pays émergents, nouveaux partenaires du Mali

L’aide publique au développement a représenté près de 10 % du PIB en 2009, soit 45 % du budget de l’État.

Le pays a renforcé ses relations avec les partenaires émergents. La Chine y occupe une place de choix, et la coopération sino-malienne concerne pratiquement tous les domaines de la vie économique, sociale et culturelle. L’Inde, la Russie, le Brésil, le Venezuela, la Malaisie et la Libye ont également intensifié leurs relations commerciales et économiques avec le Mali, notamment dans les secteurs agro-industriel, chimique et du bâtiment.

Néanmoins, le Mali compte renforcer son partenariat avec les pays émergents. Il vise en particulier le secteur de l’agriculture, afin de devenir la puissance agropastorale qu’il ambitionne d’être dans la sous-région. Le gouvernement a ainsi aménagé des zones économiques spéciales, notamment dans la zone de l’Office du Niger, pour attirer les investissements des pays émergents. La Chine et la Libye d'avant la chute de Khadafi ont déjà commencé à investir pour la production du riz, le Venezuela, le Brésil et l’Inde se montrent intéressés.

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