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L'économie du Mali

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Evolution du PIB au Mali

Evolution PIB Mali

L'économie

Classement DOING BUSINESS de la Banque Mondiale: l'environnement des affaires au Mali.

Le PIB nominal du Mali est estimé à 3 344 milliards de francs CFA en 2007 contre 3 132 milliards de francs CFA en 2006. Le ralentissement de la croissance s'est poursuivi en 2007 : le taux de croissance du PIB s'est établi à près de 4.2%, contre 5.3% en 2006 et 6.1% en 2005. Le PIB est principalement tiré par les secteurs primaire et tertiaire. En 2008 et 2009, la croissance devrait légèrement s'accélérer pour atteindre un taux moyen annuel de 4.8% (Chiffres OCDE).

L'inflation était de 4,3% en 2007 (Source Banque Mondiale).

Le Mali compte réaliser un taux de croissance nominal du Produit intérieur brut (PIB) de 7,8% et un taux d’inflation de 2,5% en 2009.

L'économie du Mali est avant tout agricole. 80 % de la population active travaille dans ce secteur. L'agriculture est de plus en plus mécanisée avec utilisation d'engrais et de pesticides en vue de l'autosuffisance alimentaire. La production est basée sur les céréales qui constituent l'essentiel de l'alimentation au Mali : mil, sorgho, riz, maïs, fonio, blé. A ces denrées de base s'ajoutent les tubercules : igname, patate, manioc.

Les
cultures fruitières et le maraîchage connaissent un certain essor ; ainsi, le Mali exporte des bananes, des mangues et des oranges vers l'Europe et les pays arabes du golfe. Tous les centres urbains et périurbains sont producteurs et consommateurs de légumes.
L'
agriculture industrielle reste dominée par la production cotonnière qui a enregistré une baisse de 5,23 % avec un niveau estimé à 580 000 tonnes pour la campagne 2004-2005 contre 612 513 tonnes pour la campagne 2003-2004.

Le Mali, avec les mines d'or de Sadiola, Morila et Yatela, est le
troisième producteur d'or en Afrique (derrière l'Afrique du Sud et le Ghana) avec une production de 63 tonnes en 2002, production qui a doublé entre 2000 et 2002. Cette production représente 12 % du produit intérieur brut du Mali et 67% des produits d'exportation (300 milliards de francs CFA).

Le Mali souffre de son enclavement. Ne possédant aucune façade maritime, il est dépendant des ports des pays de la sous-région, Abidjan était le principal port utilisé jusqu'au déclenchement de la Guerre civile de Côte d'Ivoire. Depuis, les ports de Lomé au Togo et Nouakchott en Mauritanie, ainsi que Dakar au Sénégal ont pris la relève. Mais les infrastructures routières insuffisantes restent un frein.

Les partenaires

Les importants soutiens financiers en provenance du système des Nations Unies, de la BAD et du FED pour l'aide multilatérale, de la France, de l'Allemagne, des Pays-Bas, des Etats-Unis et du Canada pour l'aide bilatérale, représentent plus de la moitié du coût global des projets d'investissement. Ils offrent ainsi des débouchés dans les infrastructures routières, le développement rural, l'adduction d'eau, l'exploitation des mines, la distribution de l'énergie, les transports, l'urbanisme et l'habitat, le tourisme, entre autres.

La France est le premier partenaire économique et commercial du Mali. Environ 15% des importations maliennes proviennent de l'hexagone. La Coopération française a joué un rôle important dans le développement de la filière coton, "success story" du Mali et principal moteur actuel de sa croissance économique (excepté la crise cotonnière de 2000). Le nombre de filiales et implantations françaises représente aujourd'hui quelque 170 sociétés.

Partisan résolu de l'intégration africaine et d'abord ouest-africaine, membre de l'UEMOA et de la CEDEAO, le Mali attend de la première de ces organisations, la plus efficace, qu'elle ne se contente pas d'être une simple union douanière mais qu'elle devienne un véritable marché unique et, surtout, qu'elle mette en œuvre des politiques sectorielles dynamiques. L'intégration des réseaux de transports terrestres (routier et ferroviaire) ainsi que des réseaux électriques, constitue une priorité fondamentale pour le gouvernement de Bamako.

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